Extraits de presse variés

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Dans sa solitude volontaire d’artiste –restant enfermé dans son atelier comme un moine bouddhiste, entouré de pinceaux et de flacons, d’encres  et de tubes de peintures- , Goezu n’aspire pas à la reconnaissance des foules ni aux tumultes des medias , mais bien au dialogue, à l’échange mutuel de sensibilités, aux affinités sélectives –Wahlverwandtschaften chères à Goethe.

Frans Boenders

André Goezu –   Des frontières qui s’estompent.
Le  poète Herman de Coninck qualifie André Goezu à juste titre d’artiste synesthétique.
La synesthésie est la relation subjective qui s’établit entre une perception et une image appartenant à un autre domaine. Ainsi Goezu parvient avec son art à faire s’établir ce que Rimbaud a fait pour la poésie : « Donner à chaque voyelle, une couleur »

Avec ses gravures André Goezu parvient à traduire les idées multi-sensorielles invitant le spectateur à rêver d’un monde où les frontières s’estompent.

Tout en étant bien charpenté, l’univers d’André Goezu bouge entre l’inquiétude et la bourrasque. L’écriture est adroite, l’inspiration poétique. La couleur est riche, grave, comme pastellisée, très variée avec ici et là des notations soudaines de rouille, miel et sang. Un langage tout à fait personnel.

Stéphane Rey

André Goezu : l’Impossible archéologie

 

La peinture d’ André Goezu ne se dit ; elle se voit. Dans sa grandeur nature. Grande est la force d’inspiration nourrie par les éléments naturels du cosmos et de la matrice tellurique. Sur cette toile de fond grouillent des êtres vivants. Voilà une peinture qui accroche le regard, parle à l’imagination et met les sens en appétit. Pardi, elle est vivante par les rêves et la réalité qui la font sourdre, et qu’elle fait émerger. Et lointaine par l’indicible lien à l’immémorial de l’art. Une toile de Goezu vit pour nous et sommeille dans l’histoire..

Il n’y a pas de chemin droit dans l’univers artistique de Goezu. Juste la sérénité trompeuse, diffuse de l’oisiveté onirique, d’un entrelacs harmonieux de symboles et d’images. Des traverses invisibles sont là : on ne s’y perd pas. Le temps est proustien sans le montrer. Quand on gratte au scalpel des cicatrices passées les couleurs de la toile, se relève le palimpseste de la nuit de l’homme.

Dans le silence de son atelier parisien au Marais règnent sa presse, ses encres et ses cuivres. C’est en ce lieu qu’il conçoit ses gravures  ses aquatintes et ses monotypes. Le résultat est flamboyant : une espèce de légèreté séductrice  patinée de grâce cosmique.

André Goezu  dit ne pas aimer les lointains voyages. Heureusement sa peinture, elle voyage bien et trouve des musées-hôtes un peu partout dans le monde

Emile Malet

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